Thème
Superviseur — Notice installateur
Desautel — Système de supervision d'alarmes incendie | Mise en service et configuration d'un site
Cette notice conduit un poste neuf jusqu'à un site supervisé : installation, licence, comptes, centrales, profils, plans, sauvegarde. Elle se lit dans l'ordre pour une première mise en service, et se consulte par section ensuite.
La supervision au quotidien fait l'objet d'un document distinct : notice d'utilisation.
Sommaire
- Avant de commencer
- Installer le logiciel
- Activer la licence
- Première connexion et comptes
- Accès depuis le réseau local
- Déclarer les centrales
- Déclarer un type de centrale
- Construire les plans
- Réseau INIS
- Réglages du site
- Sauvegarder et restaurer
- Diagnostic
- Mettre à jour, désinstaller
- Rôles et verrous
- Référence — emplacements, services, ports
1. Avant de commencer
Le poste
| Système | Windows 10 ou 11, 64 bits |
| Droits | administrateur local (installation par machine) |
| Réseau | accès IP aux centrales supervisées, ou port série disponible |
| Alimentation | poste destiné à rester allumé : la supervision ne fonctionne que s'il tourne |
Rien d'autre n'est à installer : PostgreSQL, le runtime .NET et l'interface web sont embarqués dans l'installateur. Une connexion Internet n'est pas nécessaire.
À préparer
- Le nom du compte administrateur et son mot de passe — demandés pendant l'installation, non récupérables ensuite.
- La marque sous laquelle le poste est livré, si le site en attend une autre que celle par défaut.
- Pour chaque centrale : type, adresse IP et port (ou port COM et paramètres série), et identifiant d'esclave Modbus.
- Les plans du site (JPG, PNG ou PDF).
- Le fichier de configuration INIS de chaque centrale s'il est disponible : il évite de saisir les zones à la main.
Ordre de mise en service
Installer → activer la licence → créer les comptes → déclarer les centrales → vérifier la communication → placer les plans → sauvegarder.
Les plans se construisent après les centrales : ils placent des zones et des points qui doivent déjà exister.
2. Installer le logiciel
Lancez Superviseur-Setup-<version>.exe en tant qu'administrateur. L'assistant enchaîne :
| Page | Ce qui est demandé | Remarque |
|---|---|---|
| Dossier de destination | chemin d'installation | C:\Program Files\Superviseur par défaut |
| Identité visuelle | la marque du poste | logo, couleurs et vocabulaire ; sans effet sur le fonctionnement ni l'adressage |
| Compte administrateur | nom du compte, mot de passe, confirmation | première installation uniquement |
| Installation | — | dépose les fichiers, initialise la base, enregistre les services |
Le nom du compte est pré-rempli avec l'identifiant de la marque et reste modifiable : c'est un identifiant de connexion, pas une contrainte technique. Il n'accepte que lettres, chiffres, point et tiret.
Le mot de passe saisi sert à deux choses : il ouvre le compte administrateur du logiciel, et il est celui du rôle PostgreSQL de la base locale. À la fin de l'installation il est scellé sur la machine, illisible ailleurs ; aucune copie en clair n'est conservée.
Notez ce mot de passe et conservez-le en lieu sûr. Il n'existe aucune procédure de récupération : sa perte impose une réinstallation.
Ce que l'installation met en place
- Deux services Windows, démarrage automatique, redémarrage automatique après un arrêt anormal :
Superviseur-Service(application) etSuperviseur-Service-PostgreSQL(base). - Une règle de pare-feu entrante sur le port 5000/TCP, limitée au profil réseau privé.
- Des raccourcis au menu Démarrer et sur le Bureau, qui lancent l'application de bureau.
- Une icône en barre des tâches : le gestionnaire de service.
Vérifier que l'installation a abouti
- Les deux services sont En cours d'exécution dans
services.msc. - Le raccourci ouvre l'application sur l'écran de connexion.
- En cas d'échec : clic droit sur l'icône de la barre des tâches → Voir la console du backend. Le même menu démarre, arrête et redémarre le service.
3. Activer la licence
Une licence autorise un poste à exécuter le logiciel. Elle est signée par Desautel et liée à l'empreinte matérielle de la machine ; elle ne dépend ni de la session Windows, ni de la marque installée. Sans licence valide, le client de supervision affiche sa fenêtre d'activation au lieu de démarrer.
Circuit d'activation
1. Sur le poste — produire la demande.
La fenêtre d'activation s'ouvre d'elle-même lorsque aucune licence valide n'est installée. Elle reste joignable par l'icône de la barre des tâches → Licence…, y compris quand le client refuse de démarrer.
Renseignez client, site et contact, puis Enregistrer la demande… : un fichier .licreq est produit. Il porte l'empreinte du poste, son nom réseau et la version installée.
2. Chez Desautel — émettre la licence.
Transmettez le .licreq. L'opérateur ouvre la demande, choisit une validité perpétuelle ou une date de fin, et renvoie un fichier .key.
L'émission se fait exclusivement chez Desautel : l'outil de signature ne quitte pas l'éditeur, et le poste n'a besoin d'aucun outil supplémentaire.
3. Sur le poste — appliquer la licence.
Dans la même fenêtre, collez le jeton, importez le fichier .key ou déposez-le sur la fenêtre. La licence est vérifiée immédiatement et le client démarre sans redémarrage. Une licence refusée n'écrase jamais celle en place.
Emplacement du fichier
Cherché dans cet ordre, le premier emplacement accessible étant retenu :
C:\ProgramData\Superviseur\license.key— vaut pour tous les comptes du poste ;%AppData%\Superviseur\license.key— repli si le premier n'est pas accessible en écriture.
Motifs de refus
| Message | Cause |
|---|---|
| Licence non émise par Desautel | signature absente ou invalide |
| Licence émise pour un autre poste | l'empreinte ne correspond pas à cette machine |
| Licence émise pour un autre logiciel | licence d'un autre produit |
| Licence expirée le … | date de fin dépassée |
Un remplacement de carte mère ou de disque système change l'empreinte : une nouvelle licence est alors nécessaire. Une licence perdue se redemande à Desautel sans réémission.
4. Première connexion et comptes
Connectez-vous avec le compte administrateur défini à l'installation. Il ouvre le rôle SuperAdmin, seul habilité à configurer le site.
Créez ensuite les comptes d'exploitation depuis Réglages → Utilisateurs :
| Rôle | Pour qui | Peut |
|---|---|---|
| SuperAdmin | installateur, configurateur | tout : configuration, sauvegarde, diagnostic, réarmement, essai de zone |
| Admin | exploitant avancé | superviser, acquitter, commander, gérer les comptes non-SuperAdmin, éditer l'identité du site et le réseau INIS |
| Utilisateur | opérateur | superviser, acquitter, commander, consulter historique et rapports |
Ne laissez pas l'exploitation se faire sous le compte SuperAdmin et ne communiquez pas son mot de passe : créez des comptes Admin et Utilisateur nominatifs.
Le mot de passe SuperAdmin ne dispose pas de rotation en exploitation ; sa modification passe par une réinstallation contrôlée.
5. Accès depuis le réseau local
L'interface se consulte depuis un autre poste du réseau, dans un navigateur, à l'adresse indiquée par Réglages → Général → Accès réseau local. Elle est de la forme https://<adresse-du-poste>:5000.
- Le certificat est auto-signé : le navigateur demande une confirmation à la première visite.
- La règle de pare-feu posée à l'installation ne couvre que le profil réseau privé. Un poste classé « public » ne répond pas tant que la règle n'est pas élargie.
- Les postes distants n'ont pas de son d'alarme tant que l'onglet n'a pas reçu une interaction de l'utilisateur : les navigateurs bloquent l'audio non sollicité.
6. Déclarer les centrales
Réglages → Centrales → Nouvelle centrale.
Onglet Général
| Champ | Rôle |
|---|---|
| Nom | libellé affiché partout dans l'application |
| Description | texte libre, facultatif |
| Profil | le type de centrale (§7) ; il décide de l'adressage et des incidents supervisés |
| Couleur | teinte d'identification de la centrale sur les plans et les écrans de synthèse |
Onglet Connectivité
| Transport | Champs |
|---|---|
| Modbus TCP | adresse IP, port (502 par défaut), identifiant d'esclave |
| Modbus RTU | port COM, vitesse, bits de données, parité, bits d'arrêt, identifiant d'esclave |
L'identifiant d'esclave doit tomber dans la plage déclarée par le profil ; l'interface signale la plage attendue et refuse une valeur hors bornes.
Un test de connexion vérifie que la centrale répond avant la mise en service. Utilisez-le systématiquement : il distingue une erreur d'adressage d'une centrale hors tension.
Onglet Zones
Trois façons de peupler les zones et les points :
- Import de la configuration INIS — le fichier de la centrale renseigne zones, points et libellés d'un coup. C'est la voie la plus sûre : les libellés correspondent alors exactement à ceux de la centrale.
- Création en lot — nombre de zones et nombre de points par zone, puis renommage.
- Saisie unitaire — zone par zone, point par point.
Les libellés font autorité dans les journaux et les rapports. Renseignez-les avant la mise en exploitation : l'historique déjà écrit n'est pas réécrit.
Après la déclaration
- La supervision démarre immédiatement, sans redémarrage du service.
- Vérifiez la remontée sur le tableau de bord, puis avec le scan brut (§12) si un état paraît faux.
- Une centrale se met en pause sans être supprimée, le temps d'une intervention.
La suppression d'une centrale supprime aussi ses zones, ses points et les données qui s'y rattachent.
7. Déclarer un type de centrale
Les profils INIS-E16 et AVISS sont livrés : ils se consultent, se dérivent et se modifient — mais toute modification d'un profil livré le soustrait aux mises à jour, jusqu'à ce que « rétablir » le rende à son état d'origine. Un profil livré ne se supprime pas.
Pour superviser une centrale d'un autre type, déclarez son profil depuis Réglages → Profils de centrale (SuperAdmin).
Ce qu'un profil décrit
| Onglet | Contenu |
|---|---|
| Identité | nom, mode d'adressage, nombre de zones et de points, plage d'identifiants d'esclave, transport |
| Trame | décalages d'adresse, adresse et longueur du test de communication, adresses d'écriture, présence d'une zone et d'une ligne d'interface |
| Incidents | un incident par état supervisé : nom libre, comportement, et adressage de la table qui le porte |
| États système | bits de la table des paramètres généraux, avec type d'évènement journalisé et son |
| Commandes | les commandes offertes à l'opérateur, activées une par une |
| Contrôle | récapitulatif des régions réellement interrogées à chaque cycle |
Le mode d'adressage décide de ce qui se place sur un plan : une centrale conventionnelle n'y place que ses zones, ses points étant des lignes de détection couvrant une boucle ; une centrale adressable y place aussi chacun de ses points.
Le comportement d'un incident, choisi au catalogue (alarme, dérangement, hors service, essai, évacuation…), commande la réaction de l'application partout : couleur, son, remontée en État du Système, plan, rapports, historique.
Une commande que la centrale n'accepte pas doit rester désactivée : la proposer enverrait un code qu'elle ignore, sans effet visible pour l'opérateur.
Deux règles à connaître
- Deux incidents ne peuvent pas lire la même table : le second recouvrirait le premier sans qu'aucune erreur ne le signale.
- Plusieurs incidents peuvent partager un comportement — deux dérangements distincts, par exemple — pourvu que chacun porte sa propre clé. Ils s'affichent côte à côte, s'acquittent séparément et se journalisent chacun sous son nom.
Méthode
Le moyen le plus sûr est de dériver un profil livré proche du besoin, puis d'ajuster adresses et incidents. Un profil neuf part de la table d'échange du cahier des charges, sans les particularités d'un firmware donné. Un profil incohérent est refusé à l'enregistrement, avec la raison.
Un profil réglé une fois s'exporte dans un fichier et se reprend sur un autre poste.
Le sens de lecture d'une table
Une table est lue à l'endroit par défaut : bit levé = état présent. Certains matériels suivent la convention inverse — la boucle au repos est fermée, et c'est son ouverture qui signale l'état. C'est le principe des contacts à sécurité positive : une coupure de fil se voit, au lieu de passer pour un calme plat.
La case « logique inverse (actif à 0) », dans l'onglet Incidents, se règle table par table. Elle porte sur la lecture brute, avant tout découpage : elle vaut donc aussi bien pour une table d'un bit par entité que d'un registre par entité, et la position de tête la subit comme les autres.
La zone et la ligne d'interface
Certaines centrales portent une zone d'interface et une ligne de détection d'interface qui leur sont propres — sur INIS-E16, la zone IHM et la ligne DI IHM. Elles se supervisent et se placent sur un plan comme les autres, mais le profil doit les décrire à trois niveaux.
1. La centrale en porte-t-elle ? Deux cases, onglet Trame : « la centrale porte une zone d'interface » et « … une ligne d'interface ». Décochées, aucune entité d'interface n'est créée.
2. Quelles tables la décrivent ? Table par table, onglet Incidents :
| Réglage | Ce qu'il dit |
|---|---|
| Décalage de tête (zone, point) | combien de positions précèdent l'entité n° 1 dans cette table. Zéro quand la table commence par l'entité 1 |
| La tête décrit l'entité système | la position ainsi réservée porte l'état de l'entité d'interface, plutôt qu'un simple remplissage |
Les deux sont indépendants, et c'est délibéré : une centrale qui porte une entité d'interface ne l'expose pas forcément sur toutes ses tables. Une table peut réserver la place pour aligner ses entités physiques sans rien décrire à cet endroit. Cochée à tort, cette case ferait remonter comme état de l'interface un bit qui n'en est pas un.
3. Quelles commandes l'atteignent ? Commande par commande, onglet Commandes : « peut viser l'entité système ». Décochée — c'est le défaut d'un profil déclaré — la cible n'est pas offerte à l'opérateur et le serveur la refuse. Sur les profils livrés, la case est cochée partout sauf sur la mise hors service et la remise en service de zone, que le firmware INIS-E16 ignore sur sa zone d'interface. Les mêmes commandes de ligne agissent, elles, bien sur la ligne d'interface.
8. Construire les plans
Réglages → Plans. Les centrales doivent être déclarées avant : un plan place des zones et des points qui existent déjà.
- Nouveau plan, puis un nom parlant — il apparaît sur l'onglet et dans les rapports.
- Importer le fond : JPG, PNG ou PDF. Un PDF est converti en image à l'import.
- Placer les éléments depuis la bibliothèque de droite, par glisser-déposer. Elle liste les zones et les points non encore placés, groupés par centrale.
- Tracer les zones : une zone est un polygone, cliquez pour poser ses sommets. Un clic droit sur un sommet le retire.
- Ajuster : la poignée du coin bas-droit redimensionne le fond sans déplacer ce qui est déjà posé — les positions sont exprimées en pourcentage du plan.
- Enregistrer.
Points à connaître :
- Un plan ne s'enregistre que sur commande. Toute sortie avec des modifications en attente demande quoi en faire.
- Une centrale peut s'étendre sur plusieurs plans ; elle est entourée sur chacun, autour des éléments qui s'y trouvent.
- Les étiquettes de zone et de centrale se déplacent, se redimensionnent et se remettent à leur position d'origine depuis le panneau de droite.
- Le nombre de plans n'est pas limité ; leur ordre se réorganise en faisant glisser les onglets.
9. Réseau INIS
Réglages → Réseau INIS. Décrit les liaisons entre centrales d'un réseau INIS-E16 : création du réseau, affectation de chaque centrale à son emplacement, import des matrices de liaisons.
La vue est consultable par tous les rôles, son édition ouverte aux Admin. Elle ne conditionne pas la supervision d'une centrale isolée : un site sans réseau INIS n'a pas à la renseigner.
10. Réglages du site
| Section | Contenu | Rôle |
|---|---|---|
| Général → Identité | nom du site, logo | Admin |
| Général → Apparence | thème, échelle | Admin |
| Général → Sons & alertes | sons d'alarme et retours d'interface, volumes ; chaque son se remplace par un fichier et revient au son livré | Admin |
| Général → Accès réseau local | adresse de consultation depuis un autre poste | Admin |
| Paramètres systèmes | délais de communication et cadence d'interrogation Modbus | SuperAdmin |
| Maintenance | nettoyage de l'espace disque, réinitialisation d'usine | SuperAdmin |
Les paramètres systèmes conditionnent la réactivité et la charge du bus. Ne les modifiez qu'avec une raison mesurée : une cadence trop courte sature une liaison série, une temporisation trop longue retarde la détection d'une perte de communication.
Le logo et les sons déposés valent pour tous les postes : ils sont servis par le service, pas stockés dans le navigateur.
11. Sauvegarder et restaurer
Réglages → Sauvegarde.
L'export produit une archive de la configuration complète : comptes, centrales, zones, points, profils, plans et leurs images, réseaux INIS, modèles de rapport, consignes et réglages généraux. L'historique des événements y est inclus sur demande.
Faites une sauvegarde dès la mise en service terminée, puis après chaque modification notable.
Bonne pratique : une sauvegarde par semaine, trois générations conservées, stockées hors du poste, et une restauration éprouvée au moins une fois — une archive jamais relue n'est pas une sauvegarde.
Restaurer
La restauration remplace la configuration en place. Comptes, centrales, zones, profils, plans, réseaux INIS, modèles de rapport et consignes sont effacés puis remplacés par ceux de l'archive. Sauvegardez avant de restaurer.
- Les profils livrés que personne n'a modifiés sont réalignés sur le code : une correction d'adressage livrée depuis l'écriture de l'archive n'est pas défaite.
- L'historique des événements n'est pas effacé ; seules les entrées absentes de la base sont ajoutées.
- Le journal d'audit réglementaire n'entre pas dans l'archive et n'est jamais réécrit.
- La page se recharge à la fin de l'import ; le service, lui, n'est pas redémarré.
Réinitialisation d'usine
Réglages → Maintenance, SuperAdmin. Irréversible.
| Effacé | Conservé |
|---|---|
| centrales, zones et points | le compte d'administration créé à l'installation |
| plans et images téléversées | les profils livrés |
| réseaux INIS | le journal d'audit, où la réinitialisation s'inscrit elle-même |
| historique des événements, rapports et modèles | |
| comptes créés depuis l'installation | |
| profils déclarés sur site |
À réserver à une remise à zéro délibérée : reprise d'un poste pour un autre site, ou installation dont la configuration est à refaire entièrement.
12. Diagnostic
Réservés au SuperAdmin, utiles à l'installation, sans objet en exploitation courante.
Scan brut
Réglages → Centrales → Scanner Modbus. Interroge toutes les tables déclarées par le profil — y compris celles d'un profil déclaré sur site — et annonce, sous chaque bit lu, l'entité qu'il décrit : entité système, zone 1, point 3.
C'est ce rattachement qui rend un décalage visible : un bit annoncé « entité système » alors qu'on vient d'agir sur la zone 1 dit que la table est décalée d'un cran.
Console de diagnostic
Flux en direct des trames émises et reçues, avec décodage. Sert à vérifier qu'une commande part réellement, et ce que la centrale répond. Elle se met en pause, s'efface et se redimensionne.
Les filtres affinent l'affichage sans interrompre la capture : par direction (émission, réception, information, erreur), par numéro d'esclave, par recherche plein-texte, et un interrupteur bascule entre trames décodées et hexadécimales. Un compteur donne le nombre de trames affichées sur le total capturé.
Vérifications de base
| Symptôme | À vérifier |
|---|---|
| Centrale injoignable | tension, câblage, adresse IP et port, identifiant d'esclave, pare-feu réseau |
| États faux ou décalés | adresses du profil, décalage de tête, sens de lecture (§7) |
| Commande sans effet | la commande est-elle activée au profil, et acceptée par la centrale ? |
| Interface inaccessible depuis un autre poste | profil réseau du pare-feu, port 5000 |
13. Mettre à jour, désinstaller
Mettre à jour
Lancez le nouvel installateur. Il arrête les services, remplace les binaires et conserve les données : base, plans, téléversements, journaux et secret scellé. Le compte administrateur n'est pas redemandé, et la licence reste en place.
Désinstaller
La désinstallation demande d'abord quoi faire des données du site :
- Non — conserver la base, le secret scellé et le certificat, pour une réinstallation ultérieure sans perte. C'est le choix recommandé.
- Oui — tout effacer définitivement : comptes, centrales, plans, réseaux INIS, historique et journal d'audit.
La purge est atomique : données et secret partent ensemble. En séparer l'un de l'autre laisserait le rôle PostgreSQL et le secret divergents, et la réinstallation échouerait à l'authentification.
14. Rôles et verrous
Le contrôle d'accès s'applique à la fois dans l'interface (visibilité) et sur le service (autorisation) : ce qui est masqué à un rôle lui est aussi refusé par l'API, et le refus est inscrit au journal d'audit. Un verrou d'affichage seul ne serait pas un verrou.
Deux commandes sont réservées au SuperAdmin :
- le réarmement, qui solde les alarmes de toute l'installation ;
- l'essai de zone, qui retire à une zone sa fonction de détection le temps de la manœuvre.
Le bouton « Réarmer » proposé après un acquittement reste visible pour tous — il signale que la centrale doit être réarmée — mais n'est cliquable que par le SuperAdmin.
Journal d'audit réglementaire
Un journal inaltérable enregistre les actions sensibles avec leur auteur, son rôle et son adresse : authentifications, gestion des comptes, configuration, commandes, exports, sauvegardes, réinitialisations, démarrage et arrêt du service.
- Il est distinct de l'historique de protection incendie et n'est exposé par aucun écran.
- Il est conservé cinq ans au minimum, puis purgé par tranches d'ancienneté.
- Il ne figure ni dans les sauvegardes, ni dans les exports.
- Sa consultation se fait sur le poste, auprès du service, par la procédure de la notice technique.
L'historique des événements de protection incendie, lui, n'est jamais purgé : ni automatiquement, ni par un administrateur. Seule la réinitialisation d'usine l'efface.
15. Référence — emplacements, services, ports
Sur le disque
| Chemin | Contenu |
|---|---|
C:\Program Files\Superviseur\backend\ | service Windows et interface web embarquée |
C:\Program Files\Superviseur\client\ | application de bureau lancée par les raccourcis |
C:\Program Files\Superviseur\manager\ | gestionnaire en barre des tâches |
C:\Program Files\Superviseur\pgsql\ | PostgreSQL embarqué |
C:\ProgramData\Superviseur\pgdata\ | base de données |
C:\ProgramData\Superviseur\logs\ | journaux du service |
C:\ProgramData\Superviseur\Uploads\ | logos, sons, images de plans |
C:\ProgramData\Superviseur\license.key | licence du poste |
Le secret applicatif est scellé dans C:\Program Files\Superviseur\backend\appsettings.Crypto.prod.protected, illisible hors de cette machine.
Services et ports
| Service Windows | Port | Portée | |
|---|---|---|---|
| Application | Superviseur-Service | 5000/TCP (HTTPS) | poste et réseau local |
| Base de données | Superviseur-Service-PostgreSQL | 5432/TCP | boucle locale uniquement |
Les deux services démarrent automatiquement et redémarrent d'eux-mêmes après un arrêt anormal.